Frégate Lance Missile Dusquesne

Frégate Lance Missile Dusquesne
Frégate Duquesne

La frégate antiaérienne Duquesne a été mise sur cale à Brest en février 1965 et admise au service actif le 1er avril 1970. C'est un bâtiment puissamment armé dont la mission est d'assurer la protection d'une force navale contre les menaces aérienne, sous-marine ou de surface et éventuellement d'intervenir contre la terre.

Conçu spécifiquement pour la protection rapprochée des porte-avions Clemenceau et Foch, il fut avec le Suffren (son sister-ship) des premiers bâtiments de combat lance-missiles contre avions, de construction et conception entièrement française.

Initialement basé à Brest avec le groupe des porte-avions, le Duquesne rallie Toulon en juillet 1977, et est intégré la Force d'Action Navale depuis le 1er juin 1992. Il participe à de nombreux exercices en Atlantique, assure la présence de la France en Océan Indien depuis Djibouti en 1974, 1977, 1981, 1988 et 2000. Il a également assuré de nombreuses missions de maintien de la paix au large du Liban de 1982 à 1984 et à participé au début des années 90 aux opérations navales au large de l'ex-Yougoslavie.

Avec la mise en service du porte-avions Charles de Gaulle, le Duquesne s'est vu confier en particulier des missions d'escorte de groupes amphibies, la Marine nationale utilisant pour accompagner le porte-avions, les frégates Cassard ou Jean Bart équipées de la liaison 16 et d'un SENIT plus récent. La frégate Duquesne sera retirée du service actif en 2008 et remplacée par la frégate Forbin.

Le Duquesne est parrainé par les villes de Dieppe depuis le 25 septembre 1971 et d'Annecy depuis le 11 mars 1988. Il est également jumelé avec le 27ème bataillon de chasseurs alpins.



Données générales :
Déplacement : 5700 tonnes (7380 t. pleine charge)
Dimensions : 158 ht (148 m pp) x 15,57 x 7,25 mètres
Tirant d'air : 40 mètres
Equipage :
27 officiers, 220 officiers mariniers, 98 quartiers-maîtres et matelots
Détection :

1 radar de veille tridimensionnelle sous radôme DRBI-23B
1 radar de veille surface air basse altitude DRBV-15A
1 radar de navigation DRBN-34A
1 détecteur de radar ARBR-17
1 sonar de coque DUBV-23D
1 sonar remorqué VDS DUBV-43B
Guerre électronique :

2 lance leurres AMBL-2A Sagaie
1 système Nixie AN/SLQ-25A
1 brouilleur de radar ARBR-33A
Installations aéronautiques :
1 balise Tacan ; 2 aires de Vertrep


Energie - Propulsion :
Propulsion : 4 chaudières à vapeur Indret (450°C 45 bars) ; 2 turbines à engrenages Rateau
2 ligne d'arbres, 2 hélices à pales fixes ; Puissance : 72500 CV (d'origine)
Usine électrique : 3440 kW, 2 turbo-alternateurs Bréguet de 1000 kW et 3 diesel-alternateurs MGOV12ASHR de 480 kW
Vitesse maximale : 29 noeuds (34 noeuds à l'origine)
Autonomie : 9500 km à 18 nds ; 4500 km à 29 nds
Capacité d'emport : 800 t de gazole, 50 t d'eau douce
Drome : En 1985 : 1 vedette de 8,3 m ; 1 LCPS de 9 mètres ; 1 baleinières de 7 m ; 1 dinghy de 10 places ; 1 dinghy de 6 places.
En 2005 : 1 EDL 700, 1 EDO, 1 EFRC 10 places, 1 EFR 10 places.
Armement :

48 missiles surface-air Masurca guidé par DRBR51
4 missiles MM38 Exocet, un des premiers bâtiment à être équipé du missile Exocet.
10 torpilles anti-sous-marines L5
2 tourelles de 100 mm Mod 64 (baptisées Messine et Palerme)
2 affûts de 20 mm F2
4 mitrailleuses de 12,7 mm
Conduites de tirs :

1 CTMS (conduite de tir multisenseurs) avec radar DRBC-33A, 1 écartomètre IR Piranha II, 1 caméra TV) pour les canons de 100mm
2 postes optiques DMA-a Panda
2 radars de guidage des missiles Masurca DRBR-51
Communications :

1 Syracuse
1 Inmarsat A
Liaisons de données tactiques LADT 11, 14
1 téléphone sous-marin TUUM-2D

Les senseurs et systèmes d'armes sont intégrés dans un Système automatisé d'Exploitation Navale des Informations Tactiques (SENIT 2).

Bâtiment stabilisé par trois paires d'ailerons non retractables, pilotés par deux centrales gyroscopiques dont une seule est normalement en fonction. Locaux vie et locaux opérationnels climatisés. Citadelle NBC

Le Duquesne a subi d'octobre 1975 à décembre 1976 une indisponibilité de longue durée qu'on pourrait presque appeler une refonte : le système d'arme Masurca a été modernisé, les deux canons de 30 mm ont été remplacé par 4 missiles anti-surface MM38 Exocet. Puis d'avril 1984 à juillet 85 avec l'installation du système Syracuse et une nouvelle modernisation du système Masurca. Le DRBV 50 est modernisé par un DRBV 15. De juillet 1990 à mars 1991 le système Masurca reçoit une ultime modernisation, installation d'une nouvelle balise Tacan et remise à neuf des locaux-vie. En 1998 le système Malafon (13 missiles porte-torpilles Malafon et leur rampe de lancement) est débarqué. Dernière grande période d'entretien de novembre 2001 à octobre 2003 avec une révision complète de l'appareil propulsif et le désamiantage total du navire.

Les armes du Duquesne portent les noms des principales batailles où s'est illustré Abraham Duquesne : Tourelle n°1 de 100mm (Messine), Tourelle n°2 de 100 mm (Palerme), Rampe Malafon (Alicuri), Rampe Masurca (Agosta), Shelter MM38 (Stromboli).


# Posté le jeudi 07 février 2008 16:01

Bâtiment-école Tigre

Bâtiment-école Tigre
Construit au chantier La Perrière de Lorient, le bâtiment-école Tigre est entré en service le 10 septembre 1983.

Basé à Brest, il rejoint peu après la 20ème division école. Puis, à la dissolution de celle-ci en 1993, il est rattaché directement à l'amiral commandant l'Ecole Navale. Sa mission principale est d'assurer la formation pratique à la manoeuvre et à la navigation des élèves des différentes écoles d'officiers ou d'officiers-mariniers du Groupe des Ecoles du Poulmic et du Centre d'Instruction Naval de Brest.

Les missions des bâtiments-école peuvent les amener loin. Parmi les nombreuses escales du Tigre on trouve Stockholm (Suède), Cork (Irlande), Saint-Pétersbourg (Russie), Tallinn (Estonie), Porto (Portugal), Casablanca (Maroc)...

Les compétences du bâtiment et de son équipage ne s'arrêtent pas à l'instruction. Preuves en sont les nombreuses missions de service public qu'il réalise. En février 2000, il est notamment employé, avec ses sisterships de la " Ménagerie ", après le naufrage de l'Erika. à des missions de lutte antipollution. En mars 2000, il arraisonne et déroute quatre chalutiers en infraction vers Brest.

Le Tigre a pour ville marraine Le Palais (Belle-Ile) depuis le 1er mai 1986.



Données générales
Dimensions : 43,00 ht (40,15 entre pp) x 8,30 x 3,65 (Tmax) mètres
Déplacement : 335 tonnes (470 t pleine charge)
Equipage
1 officier, 7 officiers mariniers, 7 quartiers-maîtres ou matelots (1 ou 2 officiers et 2 officiers-mariniers instructeurs + 18 élèves)


ENERGIE - PROPULSION
Propulsion principale
2 moteurs Diesel diesels SACM-Wartsila UD30 V16 M3
2 lignes d'arbres avec hélices à pas variable.
Puissance : 2200 CV (2 x 1200 CV)
Auxiliaires
Usine électrique : 2 groupes Diesel-alternateurs de 80 kW
Vitesse maximum : 15 noeuds
Distance franchissable à 12 noeuds : 5000 nautiques
Diamètre de giration :140 yard à 15 noeuds ; Distance nécessaire pour casser l'erre à 15 nds : 50 mètres
EQUIPEMENTS
Armement
2 mitrailleuses de 12.7mm
Equipements électroniques
Un radar de navigation DRBN 38 (Racal Decca 250E Bridgemaster)
1 compas gyroscopique SAGEM, 1 loch Ben, 2 sondeurs (petits fonds et grands fonds)
Capacités
Gazole = 98 m3 ; Eau douce = 47 m3 ; Vivres = 3 chambres froides / 33,9 m3
L'originalité de ces bâtiments réside dans la superposition de deux passerelles dont l'une est principalement dédiée à l'instruction et peut être utilisée comme central opérations.
Une vaste salle de conférence et des logements adaptés, permettent d'accueillir 18 élèves et 4 instructeurs.

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# Posté le jeudi 07 février 2008 15:56

Fleuron de l'industrie Française : Rafale , premier avion et de combat polyvalent N°1 au monde ! 1

Fleuron de l'industrie Française : Rafale , premier avion et de combat polyvalent N°1 au monde ! 1
Le Rafale, est un avion militaire français multirôles de dernière génération, conçu et produit par Dassault Aviation.

Commandé pour l'instant à 294 exemplaires, il a été mis en service en 2001 pour la version embarquée sur porte-avions et en 2006 pour sa version basée à terre. La France est pour l'instant le seul pays à l'utiliser dans ses forces armées.

Le Rafale a été conçu par Dassault Aviation à partir de 1976, au cours d'un programme visant à renouveler les avions en service alors dans l'armée française, comme les F-8 Crusader et les Jaguar ainsi que les Mirages F1 d'attaque au sol.

À l'origine, Dassault avait cherché sans succès des partenariats européens en créant l'ACE (Avion de Combat Européen), la Belgique étant pressentie pour avoir 10% du projet. Les autres pays européens se sont tournés vers l'Eurofighter 2000, rebaptisé depuis Eurofighter Typhoon.

Le démonstrateur du Rafale, le Rafale A, a fait son premier vol le 4 juillet 1986. Légèrement plus grand que les avions de série, il était propulsé par deux réacteurs General Electric F404 (les mêmes que ceux du F-18 Hornet).

Ce démonstrateur a été suivi par 4 prototypes (5 étaient prévus à l'origine):

* Rafale C01 (monoplace terrestre, premier vol le 19 mai 1991)
* Rafale M01 et Rafale M02 (monoplaces embarqués, premier vol le 12 décembre 1991)
* Rafale B01 (biplace terrestre, premier vol le 30 avril 1993)

La version embarquée a été testée durant l'été 1992 : d'abord, aux États-Unis d'Amérique entre le 13 juillet et le 23 août, à Patuxent River et à Lakehurst, les deux seules bases aériennes disposant de catapultes et de brins d'arrêts à terre. Les premiers essais d'appontage sur le porte-avions Foch ont été effectués en 1993.


La première flottille de Rafale, la 12F de l'aéronavale de la Marine Nationale, est officiellement opérationnelle depuis 2004. Mais dès le mois de décembre 2001, elle entamait sa première croisière opérationnelle à bord du porte-avions Charles de Gaulle.

La première unité opérationnelle de Armée de l'Air, l'escadron de chasse 1/7 "Provence" sur Rafale a été créée le 27 juin 2006 sur la Base Aérienne de Saint-Dizier (BA 113), après une expérimentation à Mont-de-Marsan (BA 118).

L'électronique de bord est en rapide évolution. La génération qui équipe chaque appareil est mentionnée suivant la dernière mise à niveau

Un total de 294 Rafale est prévu pour les armées françaises : 60 pour la Marine Nationale et 234 pour l'Armée de l'Air (dont 95 monoplaces et 139 biplaces).[1]

Actuellement 36 Rafale sont en service dans les armées françaises, dont 17 Rafale B (sur 27 livrés), 5 Rafale C (sur 7 livrés) et 10 rafale F1 de la marine, 4 au standard F2 ont été reçus par la marine


Le Rafale est un avion semi-furtif. Il est doté d'ailes delta à flèche complexe et de plans canards actifs. Il dispose d'un système de commandes de vol électriques à plusieurs niveaux de redondance (trois chaînes numériques pouvant être secourues par deux chaînes analogiques, le tout alimenté par différentes sources électriques).

Sa construction fait largement appel aux matériaux composites tels que la fibre de carbone et de kevlar ainsi que des alliages aluminium-lithium. Ses bords d'attaque sont composés de titane. Il est équipé de deux turboréacteurs M88-2 E4 de SNECMA qui fournissent jusqu'à 2 x 75 kN de poussée lorsque la post-combustion est activée.

Équipé de réservoirs externes, le Rafale peut contenir jusqu'à plus de 10 000 litres de kérosène et peut être ravitaillé en vol.

Le train d'atterrissage de la version marine est un train tricycle sauteur, c'est-à-dire que l'énergie emmagasinée dans l'amortisseur avant est utilisée au catapultage de l'appareil pour lui permettre de monter plus rapidement, sans avoir besoin de tremplin comme sur les porte-aéronefs.

L'armement de base du Rafale est constitué d'un canon GIAT DEFA de 30 mm (125 obus emportés, cadence de tir de 2500 obus/minute). L'avion est muni de 14 points (13 pour la version marine) d'ancrage pour des emports externes d'une masse maximale de 9500 kg.

Il est capable d'emporter:

* armement air-air
o Magic II (MBDA) (version Marine)
o MICA ElectroMagnétique (MBDA) (standard F1-F2)
o MICA Infra-Rouge (MBDA) (standard F2)
o METEOR (MBDA) (aucun standard défini)
* armement air-sol
o missiles de croisière SCALP-EG (MBDA) (standard F2)
o armements guidés laser Paveway et BGL (standard F3)
o AASM (SAGEM) (standard F2)
o armement nucléaire (ASMP-A) (standard F3)
o armement anti-navire (AM-39 Exocet) (standard F3)
* carburant
o de 1 à 3 réservoirs externes de 1 250 litres chacun.
o de 1 à 3 réservoirs externes de 2 000 litres chacun.

On peut noter que le Rafale comporte également deux "points humides" sur le dos permettant d'accrocher 2 réservoirs supplémentaires conformes (spécialement profilés pour minimiser leur traînée induite) afin d'allonger son rayon d'action pour les missions de pénétration notamment. Cependant, ces réservoirs ne sont pas largables en vol, ce qui peut entraîner une gène lors d'un engagement, au cours duquel la man½uvrabilité est essentielle.

* divers
o nacelle de ravitaillement Douglas ou Intertechnique
o reconnaissance grâce à la nacelle Reco NG (standard F3)

Grâce à ses points d'ancrage au format OTAN, il sera possible de l'adapter à d'autres types d'emports.

Le pilote dispose des dernières technologies, et l'ergonomie des commandes a été entièrement revue :

* Les écrans classiques ont été remplacés par des écrans tactiles
* Les informations essentielles au vol s'affichent sur un viseur tête haute (HUD, Head Up Display)
* Les commandes (manette des gaz et manche), placées sur les côtés pour dégager la vue du pilote et lui permettre de se concentrer sur ses informations visuelles et électroniques, répondent au standard HOTAS (Hands On Throttle And Stick).
* "L'interface homme-machine" (IHM) dispose d'un viseur de casque (viseur-visuel « Topsight » développé en coopération par Sextant Avionique et Intertechnique) et d'une commande vocale.

Le système d'arme du Rafale est défini par des lots de fonctionnalités appelées « standard ». Trois standards ont été définis pour l'armée française, avec des évolutions pour une version destinée à l'export :

* Le standard F1, mis en service en 2001 pour la Marine Nationale, correspond à des missions de défense aérienne (missiles air-air + canon)
* Le standard F2, mis en service en 2005, donne en plus au Rafale des capacités d'attaque au sol, mais l'Air-Air bénéficie de l'ajout de nouveaux capteurs en plus du radar,
* Le standard F3 permettra la lutte anti-navire, la reconnaissance et la frappe nucléaire. Il sera équipé de deux moteur M88-3 SNECMA de 9,5 tonnes de poussée chacun.

Le radar de bord RBE2, conçu par Thales permet de suivre plusieurs cibles simultanément grâce à son antenne électronique passive qui n'est plus limitée par la vitesse du balayage mécanique. Il est capable par ailleurs, de façon exclusive, de dessiner une carte du terrain au sol dans un rayon de 10 km, que l'équipage peut utiliser pour du suivi de terrain.

SPECTRA (Consortium de Thales et MBDA), le système d'auto-protection du Rafale, est complètement intégré et informe l'équipage sur la conduite à tenir en cas de menace air-air ou sol-air.

Le Rafale est également équipé (à partir du standard F2) d'un OSF (Optronique Secteur Frontal). Cet équipement réalisé conjointement par Thales et Sagem permet des poursuites visuelles et infra-rouge de pistes air-air ou air-sol grâce à ses deux têtes ; il est de plus interchangeable entre avions Rafale, ce qui diminue encore les coûts.

La liaison de donnée tactique OTAN L16, intégrée à partir du standard F2, permet au Rafale d'échanger des informations tactiques avec ses équipiers et d'autres acteurs du théâtre d'opération (un avion radar AWACS par exemple).

Le Rafale est donc interopérable avec toutes les plateformes Liaison 16 et peut s'insérer dans n'importe quel théâtre d'opération interallié OTAN, comme actuellement en Afghanistan.

Le Rafale est doté d'une fusion de donnée, conçue par Dassault et complètement intégrée au système d'arme. Elle fusionne les informations L16 (pistes des équipiers, PPLI, pistes de surveillance provenant d'un centre de commandement C2) aux pistes des capteurs internes (RBE2, OSF IR ou TV, SPECTRA).

La fusion de donnée fournit une information synthétique et fiable au pilote et aux conduites de tir. Elle permet ainsi d'élargir les capacités des conduites de tir (tir air-air sur piste désignée par un autre Rafale par exemple).

Le coût de l'ensemble du programme a été estimé à 35 milliards d'euro et le prix unitaire d'un Rafale C est de 47 millions d'euro.[2]

Le coût de fonctionnement est à peu près de 30 000 euros par heure de vol[3].

Le coût du programme Rafale est estimé à 28 milliards d'euro hors taxes, soit 33,48 milliards d'euro TTC. Le coût unitaire d'un Rafale, développement compris, est donc pour le contribuable français de 95 millions d'euro hors taxes, soit 113,9 millions d'euro TTC [4].

Avec l'arrivée du missile européen METEOR en 2010, le Rafale pourrait subir une remise à niveau de ses systèmes, cette mise à jour premièrement appelée F4 puis F3+ a pour but d'installer un nouveau RBE2 disposant d'une antenne active.

La principale différence réside dans l'utilisation d'une antenne munie de plusieurs modules au lieu d'un seul. Elle consistera aussi à mettre en place une nouvelle version de l'OSF, l'OSF MkII, le missile METEOR, un nouveau réacteur M88-3 avec une meilleure poussée et une consommation réduite ainsi que d'autres systèmes complémentaires pour SPECTRA.

* Dix-huit ans : la flottile 12.F a été déclarée complètement opérationnelle sur Rafale le 25 juin 2004. Depuis 2001, l'avion est embarqué à bord du porte-avions Charles de Gaulle.

* Vingt ans : il s'est écoulé vingt ans entre le premier vol du Rafale le 4 juillet 1986, et son entrée officielle en service dans l'Armée de l'Air le 27 juin 2006 à Saint-Dizier à l'escadron de chasse 1/7 Provence. À l'origine, l'avion de combat devait être opérationnel en 1996.

* Coût du programme: 35 milliards d'euros pour 294 avions d'un prix unitaire entre 45 et 50 millions selon le modèle. Somme à laquelle il faut rajouter l'armement.

* Le coût d'un kilo d'armement s'élève à environ 3 400 euros pour le Rafale tandis qu'il est de 11 900 dollars pour le F-35 (JSF) et de 50 935 dollars pour le F-22, respectivement selon le coût et la capacité de chacun d'entre eux.[réf. nécessaire]

* Le 23 juillet 2007, deux Rafale M au standard F2 ainsi qu'un E2C Hawkeye, de la Marine nationale, ont apponté sur le porte-avions nucléaire américain USS Enterprise(CVN 65) au large de Cannes. Les appareils ont ensuite été catapultés avec succès, mettant en avant l'inter-opérabilité entre les Rafale français et le système aéronaval américain. Le Rafale est donc le premier chasseur de conception française à pouvoir opérer depuis un porte-aéronef américain.


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# Posté le samedi 28 juillet 2007 18:18

Alouette III , l'hélicoptère par excellence . 1

Alouette III , l'hélicoptère par excellence . 1
Si l'Alouette II affichait des performances brillantes, puisque dès 1956 un SE.3130 avait réalisé des sauvetages en montagne à plus de 4 000 m d'altitude, l'hélicoptère commençait à s'essouffler au-delà de 3 000 m.

Le bureau d'études Hélicoptères de Sud Aviation a donc entrepris l'étude d'une version plus puissante, avec une aérodynamique améliorée, ce qui permit d'accroitre la capacité de l'appareil. Le résultat fut un appareil pouvant emporter sept personnes (1 pilote et 6 passagers), de construction semi-monocoque et reposant sur un train tricycle Messier à roue avant orientable et dont le fuselage était entièrement caréné.

Le nouvel appareil était surtout équipé d'une puissante turbine de 870 ch thermiques, l'Artouste III B, qui était limitée à 550 ch mécaniques, tant pour le réducteur de turbine que pour la boîte de transmission de l'hélicoptère. La réserve de puissance thermique permettait de garder la puissance mécanique jusqu'à 5 000 m en standard, et, au niveau de la mer, jusqu'à une température extérieure supérieure à 50°. Ce qui assurait donc de belles performances en altitude et par temps chaud, avec une très grande fiabilité.

La possibilité d'effectuer des évacuations au treuil (capacité 175 kg), et la bonne adaptation de la cabine aux missions sanitaires, puisqu'on pouvait loger en cabine 2 civières, un malade assis et un assistant médical, on fait de l'Alouette III un appareil très prisé pour toutes les missions de sauvetage.

Sa réserve de puissance et la possibilité d'embarquer 740 kg de fret en cabine et 750 kg en charge externe ont facilité son adoption dans des pays montagneux, mais les qualités de l'Alouette III ont également justifié des commandes de pays n'ayant ni haute altitude, ni temps chaud, comme les Pays-Bas ou l'Irlande.

Développement

Construit à La Courneuve, le prototype SE.3160-001 [F-ZWVQ] a effectué son premier vol au Bourget le 28 février 1959, piloté par Jean Boulet et Robert Malus. Il fut suivi trois mois plus tard du SE.3160-002 [F-ZWWR], qui effectua une présentation en vol très remarquée au Salon du Bourget en juin 1959 aux mains de Roland Coffignot, tandis que le 001 débutait une campagne d'évaluation en montagne comprenant des essais-moteur au sommet du Dôme du Goûter (4150 m d'altitude) par -20°C. Campagne qui s'achèva par un atterrissage au sommet du Mont-Blanc avec 7 personnes à bord (Pilote Jean Boulet). Ces deux appareils furent suivis de deux appareils de présérie, dont le premier prit l'air en juillet 1960. Remis le 17 mars 1961 au Groupement d'Expérimentation de l'ALAT, à Satory, il fut testé en Algérie par le GH2 de Sétif-Aïn-Arnat. Accidentée le 27 novembre 1962, cet appareil fut reconstruit comme SA.316 n°1412 et servit à l'instruction au sein de l'ALAT. Il a été récupérée en 2001 par l'association CELAG de Grenoble.

Les différentes versions

* SA-3160 Alouette III : La première Alouette III de série a pris l'air en juillet 1961, année au cours de laquelle les premiers exemplaires de série sont livrés à la Birmanie, tandis que l'ALAT et la Marine Nationale commandaient leurs premiers appareils. La certification civile française fut délivrée en décembre 1962, suivie en mars 1962 de la certification FAA.
o HAL Chetak : A la demande du gouvernement indien, Jean Boulet se rendit à Delhi dès octobre 1960 avec le prototype -002. Durant des essais en Himalaya il se posa à 6 004 m avec 3 personnes et 250 kg de matériel. Une licence fut donc achetée par Hindustan Aeronautics, en juin 1962 et le premier exemplaire de série assemblé en Inde prit l'air le 11 juin 1965. 300 exemplaires furent construits à Bangalore jusqu'en 1992. Le rotor amélioré du SA-316B fut introduit dans la production indienne en cours de production sans changement de désignation.

* SE.3164 Alouette canon : Pour répondre au besoin de la Rhodésie, à la recherche d'un hélicoptère d'appui tactique, le SE.3160 n°1164 de série fut modifié, la cabine étant redessinée pour permettre le passage à gauche, à l'avant, d'un canon orientable à tir rapide Mauser de 20 mm (250 obus), s'ajoutant aux 4 missiles AS-11 ou AS-12, ou aux conteneurs de roquettes flanquant l'appareil. 400 exemplaires furent commandés sous la désignation K-Car, et différentes configurations d'armement testées en vol à Brétigny, dont une version G-Car avec 2 mitrailleuses Browning montées sur les côtés du fuselage. Le projet fut finalement abandonné en raison de performances décevantes et le SE.3164-001 converti en Alouette III classique puis utilisé par Sud Aviation pour des démonstrations.

* SA-316A Alouette III: Désignation du SE.3160 à compter de 1968.

* SA-316B Alouette III : Avec une motorisation inchangée mais un rotor amélioré, cette version dont le premier vol eut lieu le 27 juin 1968 fut le modèle le plus construit. En 1972 sortit d'usine le SA.316B n°2000, qui était la 1000e Alouette III à sortir d'usine.
o IAR 316B : 230 SA-316B construits sous licence par IC-Brasov, en Roumanie.
+ IAR-317 Skyfox : Projet d'hélicoptère d'attaque dérivé de l'IAR 316B. Il semble que trois prototypes aient été construits. La partie avant du fuselage était entièrement remaniée, avec un cockpit biplace en tandem, les sièges étant décalés en hauteur.
o F+W Alouette IIIS : 60 SA-316B produites sous licence en Suisse entre 1970 et 1974.

* SA-316C Alouette III : Dernière version, à moteur Artouste IIID de 870 ch détaré à 660 ch, apparue en 1972 mais qui ne fut construite qu'à un nombre restreint d'exemplaires.

* SA-319B Alouette III : En 1967 le prototype SE.3160-001 prit l'air remotorisé avec une turbine Turboméca Astazou XIV de 870 ch détarée à 600 ch, offrant une consommation spécifique réduite de 15 à 20 %. Le 18 février 1973, piloté par Daniel Beauchard et Didier Potelle, le SA.319B-01 se posait au sommet du Kilimandjaro (5693 m) et trois jours plus tard au sommet du mont Kenya (5 194 m). La commercialisation fut lancée après ces deux atterrissages spectaculaires.

* SA-319C Alouette III : Dernière versions, modifications de détails seulement.




Production

Au total 1453 appareils sont sortis des usines de La Courneuve et Marignane jusqu'au 1er mai 1985, livrés à 190 utilisateurs dans 92 pays. Il faut ajouter à ce chiffre les appareils produits sous licence en Suisse (60 appareils), Inde (300 Chetak produits par HAL) et Roumanie (230 IAR 316B construits par IC-Brasov).




Description

Rôle hélicoptère léger polyvalent

Equipage 2

Premier vol 28 fevrier 1959

Entrée en service 1961

Fabricant Sud Aviation

Dimensions

Longueur 10,03 m
Diamètre du rotor 11,00 m
Hauteur 3,09 m
Surface balayée 95,38 m²
Masse
à vide 1230 kg
utile maximale
maximale au décollage 2200 kg

Capacité emport 7 personnes maxi

Motorisation
Moteur 1 turbine Turbomeca Artouste IIIB de 870 ch

Puissance 550 ch

Performance
Vitesse maximum 210 km/h à 0 m
Vitesse de croisière 185 km/h à 0 m
Vitesse ascensionnelle 4,3 m/sec à 0 m
Distance franchissable 500 km
Plafond pratique 3200 m
Plafond stationnaire 2880 m avec effet de sol

1520 m hors effet de sol
Distance franchissable 200/540 km
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# Posté le samedi 28 juillet 2007 11:12

Modifié le samedi 28 juillet 2007 11:34

Sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Redoutable . 2

Sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Redoutable . 2
Le Premier SNLE Français !!!!!

# Posté le vendredi 27 juillet 2007 16:18

Sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Redoutable . 1

Sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Redoutable . 1
Le Sous-marin Nucléaire Lanceurs d'Engins (SNLE) Le Redoutable est le premier sous-marin de ce type. Lancé le 29 mars 1967, il a été admis au service actif le 1er décembre 1971. A son admission au service actif, il est équipé de 16 missiles balistiques M1 (450kt sur 2000km), puis M2 à partir de 1974, puis de missiles M20 comportant chacun une tête nucléaire d'une mégatonne et d'une portée supérieure à 3000 km.

Le 29 mai 1971, le premier tir Onagre d'un missile M1E stratégique a eu lieu à partir du Redoutable en plongée. Ce SNLE appareille pour sa première patrouille le 28 janvier 1972. Comme tous les autres SNLE, il fut durant toute sa carrière, intégré à la Force Océanique Stratégique (FOST). A la différence des cinq autres sous-marins de la série, il n'a pas bénéficié de la refonte M4.

En 20 ans de bons et loyaux service, il aura effectué 51 patrouilles, 3469 journées en mer, et 83500 heures de plongée. Le Redoutable a été retiré du service actif le 13 décembre 1991 et condamné le 24 juillet 1992. Avant son retrait du service actif et après enlèvement des missiles balistiques, il effectuera une escale avec relève d'équipage à Dakar en avril 91 soutenu par le TCD Orage (opération Jubarte, pour tester grandeur nature une relève d'équipage loin des bases). Ce fut la seule escale en terre africaine de l'histoire des SNLE français.

En mai 2002, il est devenu le coeur de la Cité de la Mer à Cherbourg, un musée consacré à l'aventure industrielle de la propulsion nucléaire navale, à l'exploration sous la mer et à la Force océanique stratégique.

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# Posté le vendredi 27 juillet 2007 16:15

Exocet : une pure merveille technologique française . 4

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suite sheffield
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# Posté le vendredi 27 juillet 2007 13:43

Exocet : une pure merveille technologique française . 3

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le destroyer britannique Sheffield coulé par l'armée Argentine
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# Posté le vendredi 27 juillet 2007 13:42